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Nicole et Valérie (CONSACRÉS)

Valérie Novatin et Nicole Denat, deux laïques consacrées, vivent dans la vie courante un célibat chaste choisi. Elle témoignent...


Elles ne sont pas religieuses, elles ont ressenti un appel en profondeur, un désir de vivre le célibat, pour le Christ, dans le monde. Sans rupture, ni avec le monde, ni avec leur famille. Mais seules...
Qui sont-elles?
Valérie Novatin et Nicole Denat, deux "vierges consacrées" parmi 500 en France. L'une, à peine quadragénaire, est éducatrice d'enfants trisomiques. L'autre, 43 ans, enseigne l'éducation physique dans un établissement privé catholique. Deux femmes chaleureuse, souriantes, manifestement "à l'aise dans leurs baskets".


"Nous sommes des laïques non ordonnées", insistent-elles d'une seule voix, comme pour accentuer, aux yeux du profane, le mystère de leur destinée. Simplement, ces laïques pas comme les autres ont décidé de "se donner toutes à Lui", le Christ. "Je suis à Lui et à personne d'autre", affirme Valérie. Tandis que Nicole ne craint pas d'affirme: "Celui qui à séduit mon coeur s'appelle Jésus."


Qu'en est-il chez ces femmes, du désir de maternité?
"Par notre être, nous questionnons. Notes apostolat n'est pas fécond aux yeux du monde", affirme Nicole. Tandis que Valérie renchérit: "L'appel du Christ est plus fort que l'appel à être mère dans la chair. Si je suis fidèle à la virginité, c'est parce que je L'aime."


Vivre cela dans la solitude n'est certes pas donné à toutes: Dans une communauté, les soeurs se portent entre elles, reconnaît Nicole. Nous, nous devons créer notre propre vie. Par exemple ne pas se laisser bouffer par l'activité", précise en écho, Valérie. La prière rythme les jours et les heures, créant ainsi quotidiennement le lien avec l'Église et l'humanité. "Tous les matins, prier «Dieu, viens à mon aide!» avec l'église, m'est d'un grand secours", confie-t'elle.


Comment une telle vocation, si peu connue, peut-elle être authentifiée, validée?
Plusieurs étapes sont prévues par l'Église. Aprés une première rencontre avec le responsable diocésain pour la vie consacrée, débute un accompagnement spirituel. Au terme du chemin, selon la règle de l'église, l'aval de l'évêque sera signifié par une consécration, véritable célébration festive et publique. Cette consécration sera notifiée sur le registre diocésain et l'acte de baptême, et matérialisée par un anneau, porté comme une alliance. Et celle qui le reçoit s'engage à vivre dans la virginité perpétuelle, engagement sans réserve à la suite du Christ, dans la radicalité de l'Évangile.


"Ce qui compte, c'est la paix intérieure ressentie. Notre témoignage le plus fort, c'est la joie et la sérénité", disent-elles l'une et l'autre.


Propos recueillis par Frédéric Mounier pour la revue Panorama